civils tués.

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civils tués.

Message  Baptiste. (Admin) le Jeu 16 Oct - 14:43

durant la guerre de 14/18, seul 5 pour cent des tués étaient des civils. Durant les guerres des années 90, ce nombre avoisine les 80 pour cent. Et pourtant pour une guerre comme celle d'Irak, ce n'est pas le pays qui a déclaré la guerre, le peuple devrait donc être au maximum épargné.
Pourquoi cette dérive? Il semble que la volonté du 0 mort côté alliés soit responsable en partie de set échec. Les civils sont considérés comme des dangers et occasionnent de nombreux débordement comme celui tristement célèbre de 2005, où une jeep de marines ayant sautée sur une mine fesant un mort, les marines ont tués par folie 24 civils de 3 à 74 ans, hommes et femmes...
De plus les conflits débutés sur ce mode s'enlisent et les armées deviennent des armées d'occupations pour la population.

Quels solutions proposer afin que, s'il s'avère impossible d'éviter une guerre, nos armées puissent au moins éviter au maximum les pertes civils et l'enlisement?
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Re: civils tués.

Message  maxime le Ven 17 Oct - 19:32

J'ai entendu une émission sur ce thème, peut-etre la meme.

Je ne pense pas qu'il existe une solution malheureusement. Il faut limiter l'usage de la force au maximum, mais lorsqu'une guerre n'oppose pas deux armées de force égale, il semble inévitable que la population en souffre.
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maxime

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Re: civils tués.

Message  baptiste le Ven 17 Oct - 19:44

je ne suis pas d'accord avec toi ce n'est pas parce que les choses sont ainsi qu'on ne peut pas les améliorer...
Je pense qu'il doit falloir penser à se remettre en cause devant le constat de relatif échec de la façon de faire la guerre des armées occidentales depuis la seconde moitiée du ème siècle.

Ou alors changer d'objectif. On vise des guerres éclair avec 0 morts et cela échoue. Si l'on sait cela impossible, alors préparons les populations à des guerres plus lourdes et n'anticipons pas sur des guerres éclairs qui ne le sont pas en définitive...

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Re: civils tués.

Message  Alexandr le Sam 18 Oct - 2:34

L’Etat irakien a bien déclaré la guerre aux « envahisseurs » américains et alliés. Mais ce n’est pas parce qu’il y a engagement ou non de l’Etat que cela a nécessairement un effet sur les pertes civiles. Une guerre touche indistinctement les personnes d’un territoire donné.
Et bien que nous ayant par trop la sensation – tenace – que tout va de mal en pis, je tiens dire qu’en aucun cas les pertes civiles dans les guerres contemporaines ne sont à la hauteur de celles enregistrées lors des âges antérieurs : prenez par exemple les ravages insensés causés par les troupes de Louvois sous Louis XIV dans le Palatinat ou encore les massacres perpétrés légalement par les « Colonnes Infernales » républicaines de Turreau contre les Vendéens révoltés. L’idée d’échec, cher administrateur, est donc à mon avis très excessive. Ce qui me semble en revanche très intéressant, c’est le glissement qui s’est opéré dans nos sociétés contemporaines dans les raisons qui poussent les bellicistes à commettre des exactions à l’encontre de la population civile : si pendant longtemps s’en prendre aux populations locales non-armées était une façon de faire pression sur leurs gouvernants, on tend de plus en plus par la faute d’actions de guérilla urbaine, d’embrigadement idéologique et de terrorisme qui déstabilisent ces populations et les dressent contre l’envahisseur (ou considéré comme tel) – bref, qui les font sortir de leur réserve – on tend donc à la lutte « antisubversive », c’est-à-dire à la recherche d’un contrôle accru sur les remous populaires. Cette surveillance et répression forcée entraînent inévitablement des abus, longuement critiqués dans nos sociétés faisant large place aux Droits de l’Homme. Prenez ainsi l’exemple de l’action de l’Armée Française en Algérie contre les fellagas cachés dans la population.

Il était évoqué les pertes civiles dans des conflits. Pour ma part, je ne suis pas d’accord avec la conception bien dans l’aire du temps qui affirme que le civil est une victime collatérale des guerres tandis que le militaire qui y serait tué n’aurait là que ce qu’il a choisi qu’il pourrait lui arriver. « Les risques du métier » pourrions-nous dire. Cependant, je conteste l’acception populaire qui veut que le militaire soit autonome du civil et que donc dans l’idéal il ne devrait y avoir que lui à subir les affres de la guerre, étant donné qu’il en a choisi la voie. Mais, d’autant plus dans nos sociétés démocratiques, le lien entre le civil et le militaire est INDISSOLUBLE. En effet, le militaire est l’extension de la volonté du civil, car c’est bien ce dernier qui choisit ou qui est visé dans une guerre ; le guerrier est ainsi depuis la IIème République clairement soumis aux pouvoirs civils. Les Anciens ne faisaient d’ailleurs pas la distinction entre monde civil et monde militaire, car chaque citoyen ou sujet entrait pleinement en guerre et bénéficiait aussi pleinement de la paix. En fait, il existait bien un corps armé qui faisait la guerre indépendamment d’un lien quelconque avec la société (pour faire grosso modo), mais c’était des mercenaires. Notre Armée n’est évidemment pas mercenaire, aussi le civil est-il toujours aussi en lien avec le militaire. Pour aller plus loin, ne dit-on pas que le militaire mène la guerre ? A mes yeux, il serait un guide, une sorte de fer de lance de la société civile dans la guerre, ou si vous voulez une transmutation du civil en militaire par le biais de quelques représentants, car je le répète la société civile est à la base de toute guerre. Le lien entre armée et nation, si cher à nos généraux, est donc l’expression de cette indissolubilité, et il se matérialise par exemple par le recrutement du personnel militaire dans la société civile qu’il protège. En définitive, j’affirme que le civil ne peut se poser en victime d’une guerre, car il est décisionnaire et acteur de cette guerre. La mentalité commune qui veut qu’on se scandalise du civil tué dans le cadre de la guerre est dès lors à rattacher à l’idée américaine que nous avons évoquée plus haut du zéro mort : cette utopie est bien plus, elle est tout simplement une aberration.
La guerre est horrible, et elle doit être soutenue et subie par toutes les sociétés d’une civilisation. C’est là le meilleur moyen, tant l’horreur est proche de chacun, d’empêcher le recours à la violence.

Ce message a été écrit par Alexandre Montlaurent qui est maintenant membre de ce forum.

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Re: civils tués.

Message  maxime le Sam 18 Oct - 16:58

C'est intéressant. Cela se base toutefois beaucoup dans le cas type ou la population est à la base du pouvoir : dans le cas de l'Irack on peut en douter, non ?
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Re: civils tués.

Message  Alexandre le Sam 18 Oct - 21:53

Argument qui fait mouche ! J'évoquais les sociétés démocratiques car leur exemple est paradigmatique, mais rien n'empêche de le transposer à d'autres sociétés. En effet, à mes yeux toujours, une société dominée par un tyran ou un petit groupe reste responsable du choix de guerre : on ne me fera pas croire qu'un homme seul peut obliger toute une population à plier l'échine et subir la guerre sans qu'elle ne soit elle-même consentante. Je veux dire par là que les maîtres du pouvoir utilisent des relais pour imposer leurs décisions, relais qui se caractérisent par leur potentiel de force, en un mot l'armée, or d'où sont recrutés ces militaires outils du pouvoir politique ? Dans la population. La boucle est bouclée...

Le cas de la junte militaire est intéressant, car nous avons un inversement des valeurs : le militaire au service du civil se retrouve à décider pour lui. C'est là une aberration qu'est capable d'engendrer à l'occasion les sociétés humaines. Mais remarquez l'éphémérité de ces gouvernements militaires.
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Re: civils tués.

Message  Johana. le Dim 19 Oct - 16:25

Ephémérirté de la junte Birmane est relative!

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